La BCE baisse son taux directeur à 3,25%
Immobilier : la baisse des prix sera plus forte que prévu
Plusieurs facteurs justifient cette prévision de baisse accrue des prix. Tout d'abord, le manque de solvabilité des acquéreurs (coût accru du crédit et durée allongée des emprunts) et la moindre attractivité des investissements locatifs (Robien et Borloo), dont le rendement atteint 3.4% en 2008. Ces deux facteurs pèsent depuis deux ans sur le marché de l'immobilier, selon le Crédit Agricole. A cette tendance de fond, s'ajoutent la conjoncture économique et financière, le resserrement du crédit et les anticipations de baisse de prix par les futurs acheteurs. Au final, les prix de l'immobilier devraient donc reculer de 15% d'ici à 2009. «On ne peut pas exclure une correction plus violente, soulignent toutefois les auteurs de l'établissement. Mais elle supposerait une nouvelle aggravation de la crise financière, conduisant à une récession économique durable et un resserrement très marqué du crédit». Réponse dans les mois à venir…
Source : Le figaro.com
Quant aux prix, les notaires n'anticipent pas de «baisse très prononcée» en 2009, à moins que la crise financière ne devienne économique. Ils reconnaissent néanmoins qu'«une baisse des prix semble amorcée». Cependant, contrairement aux périodes précédentes, «Paris n'a pas vu une baisse des prix six mois après (la baisse de) ceux de Londres, et que les prix dans l'ancien en province ont légèrement décéléré avant ceux de Paris». Le mètre carré moyen dans la capitale atteignait, fin juin, 6 580 euros
Le nombre de permis de construire chute de 23%
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'immobilier. Au cours du troisième trimestre, le nombre de permis de construire a chuté de 23.3% à 111 342 unités, selon les chiffres publiés aujourd'hui par le ministère de l'Ecologie. Sur un an, le recul est également significatif : -18.2%, à 468 994 unités. Les permis pour les surfaces de bureaux sont les seuls à rester positif : +4.2% sur un an.
Quant aux mises en chantier, leur baisse est tout aussi importante : - 11.8% sur un an, à 385 143 unités. En 2007, 435 000 mises en chantier ont été recensées. Dans le secteur du logement collectif, leur recul est de 4.6% sur les trois derniers mois, à 67 174 unités et de 13.4% sur un an, à 203 654 unités.
Ces chiffres pèsent directement sur les promoteurs immobiliers. Interrogés par l'Insee au mois d'octobre, la majorité d'entre eux constatent que la demande de logements neufs continue de chuter. Ainsi, «les entrepreneurs prévoient de réduire les mises en chantier, très nettement pour les logements destinés à la vente, et modérément pour ceux destinés à la location», selon l'Insee. Frappés de plein fouet par la crise économique, à peine une entreprise sur dix pense alors augmenter ses mises en chantier, contre une sur cinq au mois de juillet. Une baisse de la construction qui permettrait, selon les promoteurs, de limiter le stock de logements neufs invendus. Les besoins en nouveaux logements sont pourtant importants. L'objectif du gouvernement était chiffré à 500 000 logements neufs par an. Selon les estimations de la ministre du Logement, Christine Boutin, les mises en chantier devraient se situer aux environs de 360 000 pour l'année 2008. Très loin du compte.
Source : 20minutes.fr
La Fed va injecter 180 milliards de dollars de liquidités sur les marchés. Elle a également noué des accords de "swaps" avec ses homologues européenne, japonaise, britannique et suisse. L'objectif : calmer la tempête sur les Bourses.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé jeudi dans un communiqué qu'elle allait apporter 180 milliards de dollars de liquidités aux marchés financiers américains dans le cadre d'une action concertée des banques centrales mondiales.
La Fed a également indiqué qu'elle avait passé avec la Banque centrale européenne (BCE), la Banque Nationale de Suisse, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque du Canada des accord de "swaps". Un tel accord permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités à court terme, lorsque l'une ou l'autre en a besoin pour stabiliser le système financier de son pays. Cette action concertée des banques centrales mondiales vise à endiguer la panique qui s'est emparée des marchés financiers internationaux après le dépôt de bilan de la banque d'affaires américaines Lehman Brothers lundi.
L'accord de "swap" signé par la Banque d'Angleterre (BoE) et la Fed porte sur 40 milliards de dollars. Celui conclu par la Banque du Japon (BoJ) et son homologue américaine permettra à la première de fournir jusqu'à 60 milliards de dollars au marché monétaire japonais, afin de soulager les tensions nées de la crise financière actuelle. L'accord, qui restera en vigueur jusqu'au 30 janvier 2009, a été décidé "pour maintenir un fonctionnement en douceur du marché monétaire et pour assurer la stabilité des marchés financiers", a expliqué la BoJ. En pratique, la BoJ vendra au coup par coup des yens à la Fed pour lui acheter des dollars, tout en acceptant de racheter le même montant de yens et de vendre le même montant de dollars à la date d'expiration du contrat.
Une action "essentielle", selon Alistair Darling
Le ministre britannique des Finances Alistair Darling a jugé que, face à la crise financière internationale, "l'essentiel est que les banques centrales des gouvernements, les régulateurs, agissent de manière déterminée et rapide lorsque ces problèmes apparaissent car l'essentiel, particulièrement maintenant, est de maintenir la stabilité du système bancaire. C'est prépondérant".
Plus d'infos à suivre.
(source lesechos.fr)
Allez le vert !
Le gouvernement s'apprête à créer un nouveau prêt à taux zéro pour financer les travaux améliorant les performances énergétiques des logements.
Les Échos du 2 septembre dévoilent les grandes lignes du projet : « Le dispositif ne sera soumis à aucune condition de ressources (...). Il sera cependant soumis à un double plafond : 30.000 euros en valeur absolue et 300 euros par mètre carré ». Le lendemain, Ouest France reprend l'information du quotidien économique pour expliquer comment bénéficier du prêt : « Dans l'état actuel du projet (...), il faudrait s'engager à effectuer un bouquet de travaux associant, par exemple, changement de fenêtres à l'installation d'une chaudière écologique et à une réfection du toit ». L'éco-PTZ ne sera pas cumulable avec le crédit d'impôt actuellement accordé pour l'achat d'équipements de basse consommation.
(Source : fnaim.fr)
A la fin du mois d’août, les notaires parisiens avaient déjà fait état d’une baisse des ventes de –20% sur Paris, entre les mois de mars et mai, et de –14% en Ile de France. Ce retournement a bien sûr des conséquences sur les prix. Les Notaires observant une « stabilité voire une légère baisse sur l’ensemble des grandes métropoles, et ce quel que soit les tranches de prix entre 100.000 et 600.000 euros ».
Cette baisse des prix est d’ailleurs désormais également observée par la FNAIM, alors que celel-ci se refusait encore à l’envisager au début du mois de juillet. Dans un communiqué publié mercredi, les agents immobiliers constatent en effet un « nouveau recul de 1,5% » des prix des logements au mois d’août, ce qui porte la baisse sur le trimestre à 0,5%. Et d’expliquer qu’ « il s’agit bien d’une baisse générale du marché, l’indice tous types de biens revenant à son niveau de fin 2006-début 2007 ».
L'évolution des prix des logements dans l'ancien
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| | appartements | maisons | ensemble |
| janvier 2008 | -1,7% | +0,7% | -0,8% |
| février 2008 | +0,5% | -1,4% | -0,3% |
| mars 2008 | +1,4% | -1,6% | +0,1% |
| avril 2008 | -0,1% | +1,3% | +0,4% |
| mai 2008 | +0,5% | -3,3% | -1,3% |
| juin 2008 | -0,9% | +3,0% | +0,8% |
| juillet 2008 | +1,8% | -3,5% | -1,5% |
Source : FNAIM

Le gouvernement tablait sur 500 000 logements neufs afin de répondre à la pénurie de logements. Les derniers chiffres communiqués par le ministère de l'Ecologie sont loin de cet objectif. L'an dernier seulement 368 609 logements sont sortis de terre, contre 437 086 en 2007. Cette chute de 15,7% ramène le nombre de logements à «un niveau comparable observé fin 2004», note le ministère. Sur les trois derniers mois (octobre à décembre), le nombre de mises en chantier s'établit à 87 596 unités, soit une baisse de 16% sur la même période de 2007. Certaines régions affichent des baisses colossales à l'image de la Haute-Normandie (-38,8%), de la Bourgogne (-32,7%), des Pays de la Loire (-28,1%), ou encore de la Provence Côte d'Azur (-19,5%). La Champagne-Ardenne (-4,3%) et l'Ile-de-France (-4,7%) résistent tant bien que mal. Globalement, le recul est plus marqué pour les logements collectifs (-17,2%) que pour les maisons individuelles (-14,3%).
Recul important des permis de construire
Les chiffres sont également mauvais pour les permis de construire. En 2008, ils ont reculé de 16,7%. Sur l'année, 455 673 permis ont été délivrés, dont 109 452 pour le dernier trimestre. Ce qui représente un recul de 11,1% par rapport à la même période 2007. Là encore, ce «chiffre se situe à un niveau élevé, proche de celui constaté fin 2004», tempère le ministère de l'Ecologie. Les permis de construire de locaux chutent de 21,9% et de 10,5% sur trois mois.
«Le nombre de programmes autorisés ayant fait l'objet d'une annulation a fortement augmenté l'année dernière», poursuit le ministère. De nombreux promoteurs ont en effet préféré ne pas réaliser leur programme immobilier l'an passé. 55 000 logements ont ainsi été annulés l'an dernier, contre 37 400 en 2007 et 32 400 en 2006.
Des logements bradés en vente privée
Victime de la crise, les promoteurs cherchent des solutions pour écouler leurs stocks d'invendus. Kaufman & Broad, dont le bénéfice net a été divisé par 10 en 2008, a ainsi mis en vente 122 logements sur le site internet vente-privée.com. Jusqu'à mercredi, les potentiels acheteurs bénéficieront d'une remise d'environ 10%. «On ne veut pas avoir de stocks physiques de logements», a expliqué lundi le PDG Kaufman & Broad, Guy Nafilyan. En juin dernier, le promoteur avait déjà mis en vente 60 logements via Internet. Cette fois, huit grandes régions de France sont concernées par ces ventes de logements, allant d'une maison de 180 m2 au studio de 30m2. C'est à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône-Alpes) que le acheteurs trouveront la plus belle décote : une maison de 5 pièces, avec garage et piscine, est passée de 935 000 euros à 830 000 euros.
Crédit immobilier : la baisse des taux va s'accélérer
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Après des mois de publications de statistiques plus noires les unes que les autres, dont la dernière en date publiée mardi matin fait état d'une chute brutale des mises en chantier, l'Observatoire Crédit logement/CSA apporte une note d'optimisme. Ce dernier fait ainsi état d'une baisse des taux immobiliers, revenus en moyenne à 4,99% en décembre et à 4,81% en janvier. Le «recul des taux est rapide», note l'Observatoire. Mieux, «la baisse qui s'amorce devrait s'accélérer dans les prochains mois pour atteindre cet l'été entre 4,25% et 4,50%, selon Michel Mouillart, professeur d'économie et auteur de l'étude.
Cette baisse s'explique en partie par le recul du principal taux directeur de la Banque centrale européenne passé de 4,25% à 2% en trois mois. Les banques ont ainsi répercutée en partie ce repli auprès des particuliers. «Cette amélioration des conditions de crédit et l'obligation pour les banques de consentir à nouveau des prêts si elles ne veulent pas se retrouver sans produit net bancaire dans quelques années peuvent contrebalancer l'attentisme des acquéreurs», souligne Michel Mouillart.
Les ménages retrouvent en solvabilité
Autre signe encourageant pour les futurs acquéreurs et les professionnels de l'immobilier, la durée des prêts s'est réduite de huit mois en 2008, l'équivalent de la hausse enregistrée en 2007. «Elle s'est établie à 218 mois au 4ème trimestre (248 mois pour l'accession dans le neuf et 230 mois pour l'accession dans l'ancien)», poursuit l'Observatoire.
L'Observatoire constate également une «nouvelle baisse du coût relatif moyen des opérations réalisées.» Celui-ci s'établit au quatrième trimestre à 3,6 années de revenus, et même à 3,55 années de revenus en décembre 2008, contre 3,82 fin 2007. Fin 2008, ce coût est donc «revenu à son niveau du printemps 2005», précise l'étude.
Les banques ont plus prêté en octobre qu'en septembre
Une étude révèle qu'elles ont prêté plus d'argent aux particuliers et aux entreprises en octobre qu'en septembre (+ 0,9%).
Cette bonne nouvelle a été annoncée hier par la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, qui a ainsi révélé les résultats détaillés de l'enquête de l'Observatoire du crédit qui seront publiés mercredi dans la presse régionale. Même si la progression est faible, elle est jugée encourageante.
Les encours de crédit auprès des PME et des TPE étaient en effet en hausse en octobre de 0,4% (213 contre 212 milliards d'euros). Les encours auprès des particuliers ont progressé de 0,6% à 683 milliards. La croissance des seuls prêts concernant l'habitat des particuliers a été de 1% à 574 millions. Christine Lagarde n'a pas l'intention de relâcher sa vigilance. «Il va s'agir de continuer l'effort et de vérifier, département par département, Région par Région, que ça se passe vraiment comme ça», a ajouté la ministre. Elle a précisé début novembre sa volonté de publier chaque mois un «baromètre du crédit» qui indiquerait, réseau par réseau, banque par banque, l'ensemble des crédits consentis aux différents agents économiques, et la variation par rapport aux encours des années précédentes.
Source : figaro.fr
Le prêt à taux zéro sera doublé
Avec cette mesure, 100 000 logements seront construits en 2009.
PLAN DE RELANCE - C'est «la» mesure pour que les ménages puissent plus facilement acheter leur logement. Depuis dix ans, les Français ont «encaissé» le doublement des prix de l'immobilier, puis le durcissement des conditions de crédit. En doublant le prêt à taux zéro (PTZ) pour les acquisitions de logements neufs, Nicolas Sarkozy remet de l'huile dans les rouages. Ce prêt est accordé aux foyers modestes pour qui c'est la première acquisition. Son montant passera de 20 % à 30 % du prix du logement et son plafond sera par ailleurs relevé. Ainsi 65 % des ménages seront éligibles au PTZ contre 60 % actuellement.
En 2009, cette mesure, qui coûtera 600 millions d'euros, devrait conduire à l'achat et la construction de 100 000 logements neufs. «Laisser s'accroître encore dans l'avenir le déséquilibre entre l'offre et la demande de logements serait catastrophique, a expliqué jeudi Nicolas Sarkozy. Il faut donc par tous les moyens encourager la construction.» C'est une bonne bouffée d'oxygène pour les promoteurs immobiliers, dont les ventes devraient chuter cette année de 40 % à 75 000 logements. Jusque- là, la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), qui appelait de ses vœux cette mesure, tablait sur 60 000 à 65 000 ventes l'an prochain, contre plus du double en 2007.
Source : figaro.fr